Occulte héros 2

Publié le par Guillaume Fortin

DEUX



            Elle a voulu qu’on se mette en terrasse alors que dehors il fait un peu froid.

 

Ca fait un moment qu’on discute et la nuit est tombée sans qu’on s’en aperçoive. On est l’un en face de l’autre, sous la lumière jaunâtre des éclairages publics, assis sur les chaises en plastoc de la terrasse des 13 coins.

Ca sent les égouts.

Elle s’est fait une espèce de coiffure avec plein de petites barrettes de couleurs dans les cheveux. Elle est un peu maquillée, avec des paillettes sur les paupières. Et puis elle porte une robe japonaise multicolore avec une veste courte par-dessus, et un col en fourrure synthétique rose.

Elle me dit que, de toute façon, je suis un alcoolique, et que j’assume rien du tout.

Elle me dit que tout ça c’est superficiel. Que, si je picole, c’est bien parce que je n’assume pas quelque chose. Que j’ai besoin de me rassurer en allant picoler avec les autres.

Elle me dit que tout ça c’est du bla-bla et que la vérité c’est que je ne suis pas heureux.

Elle finit par me demander si je suis avec quelqu’un en ce moment.

Elle me dit que, des copines, elle m’en a déjà présenté pas mal, mais que je les ai toutes traumatisées.

Elle me parle de l’une d’elle, dont le nom ne m’évoque rien, et qui aurait voulu tout quitter pour moi et que j’aurai snobée sans aucun scrupule. Je vois vraiment pas de qui elle veut parler alors elle me sort le coup de la soirée « roulage de palots », où elle n’était pas là, mais c’est sa copine qui lui a raconté que, le soir même, après tout ça, elle a eu une scène avec son copain et qu’elle l’a quitté, à cause de moi. Et puis le lendemain – je ne m’en souviens plus – elle aurait cherché à me voir et elle serait passée au 13 Coins et c’est là que je l’aurais snobée alors que la veille je lui roulais des palots à n’en plus finir.

Je ne l’ai jamais vraiment trouvée jolie, Sophie. Elle a un visage plutôt ingrat, des formes et des manières plutôt masculines. Mais y a quelque chose en elle qui m’attire.

D’où je suis, assis en face d’elle, je commence à sentir sa transpiration.

Elle en est à l’histoire d’encore une de ses copines que j’ai fait cocue avec sa meilleure amie et qu’après je l’ai quittée en lui envoyant juste un SMS sur son portable.

Je vais chercher à boire. Quand je reviens, Sophie me paraît encore plus sur les nerfs et joyeuse d’avoir l’impression de tenir le bon bout.

Elle, ne boit pas.

Au bout d’un moment, je lui dis que je vais rentrer chez moi.

Elle me dit qu’elle aimerait bien récupérer des bouquins qu’elle m’a prêtés il y a déjà un moment.

Je lui dis qu’y a pas de problème, qu’elle peut passer chez moi pour les reprendre.

On va régler nos consos et on se dirige vers chez moi en silence.

Quand on arrive, je lui file ses bouquins et on se retrouve face à face.

Y a que les bouquins et le silence qui font encore obstacle, alors je décide de passer outre les bouquins et je l’embrasse.

Les bouquins se cassent la gueule.

Après, on fait l’amour.

Après l’amour on se rhabille et on se dit au revoir sur le pas de la porte.

Je me retrouve seul, chez moi, où règne une odeur forte de sexe et de transpiration mêlées, qui m’écœure, maintenant.

 

 

 

Je suis passé voir mon éditeur, à son magasin, Cours Julien.

Ca fait un bon moment qu’on est en train de discuter littérature – en fumant des cigares et en buvant du whisky.

On s’est mis d’accord sur : Céline, à l’unanimité, pour sa hargne, son jusqu’au-boutisme, son style ravageur – « retranscrire le langage parler à travers la langue écrite » –, et surtout, ses trois petits points ; Fante, ensuite, et à l’unanimité, aussi, pour son style qui ne paye pas de mine, et son humour, bien sûr ; puis Bukowski – par voie de conséquence ; et puis aussi Kerouac, Miller, Ellis, et puis, après, pelle mêle – mais avec, cette fois-ci, quelques réserves, soit de ma part, soit de celle de mon éditeur – Faulkner (réserve de la part de mon éditeur, mais moi, sûr et certain rien que pour Le bruit et la fureur), Hemingway (grosse réserve de ma part), Joyce (grosse réserve de la part de mon éditeur, mais moi, sûr et certain rien que pour Ulysse), Selby, Carver, Slim…

Quand je reçois un message de J-B : soirée 22 bd Chaves. sonner à Méluda. venir de la part de Jérémie.

On se fait un autre whisky avant de partir et on finit par décoller vers minuit, bouteille à trois quarts vide, qu’on embarque avec nous, direction le boulevard Chaves.

Au 22, la nana qui organise fait du filtrage et nous demande qui on est.

Je lance le mot de passe : « On vient de la part de Jérémie. 

- Jérémie ? Quel Jérémie ?

- Ben ça, j’en sais rien moi. On connaît pas tout le monde par son nom de famille.

- Ben moi non plus, je le connais pas, ce Jérémie ! »

Elle a les yeux complètement défoncés et l’air inquiet. Elle nous regarde de la tête aux pieds.

De l’intérieur, y a J-B qui vient pour faire l’entremetteur. Mais elle se met à le regarder lui aussi de haut en bas.

« Et t’es qui toi ? »

Il lui répond qu’il vient de la part de Jérémie.

« Jérémie, mais c’est qui, ce Jérémie ! ».

Sur ce, y a le mec de la nana qui se pointe et commence à lui parler.

On finit par nous laisser rentrer – même si la nana semble toujours ne pas avoir digéré quelque chose et continue de nous glacer du regard. Mais elle nous lâche les baskets et garde son poste devant la porte.

J-B me présente à une fille qu’est complètement défoncée. On discute vaguement puis je passe du salon à la cuisine.

Au passage, je croise de nouveau la nana qui tient toujours son poste de sentinelle devant la porte de l’appart.

Côté cuisine, c’est bondé. Je me sers un verre.

Je stagne un peu puis repasse au salon.

J’entends, au passage : « Mais qui c’est, ce Jérémie ! »…

Côté salon, la meuf défoncée de toute à l’heure est en train de discuter avec un mec.

Mon éditeur, lui, est déjà en train de déclamer ses poèmes à des nanas.

Je m’approche de l’une d’elle qui me demande si je le connais. Je lui réponds que oui.

Faisant une pose dans sa tirade, mon éditeur me demande si je peux aller lui chercher un verre.

Quand je repasse devant la porte de l’appart, l’autre a l’air en pleine crise. Elle a des sanglots nerveux dans la voix et balance par intermittence à son copain : « Mais c’est qui, tous ces gens ?… ils disent qu’ils viennent de la part de Jérémie, mais c’est qui, ce Jérémie ?… je le connais pas, moi, ce Jérémie… tous ces gens, ils sont venus, et moi j’en connais pas un seul… tu te rends compte… » Et l’autre lui répond : « Mais c’est rien, c’est normal, tu sais bien, quand on organise une soirée y a toujours des gens qui viennent et qu’on connaît pas, qui viennent parce qu’ils connaissent untel… 

- Mais là c’est pas untel ! C’est Jérémie ! Et c’est qui, ce Jérémie ! ».

Dans la cuisine, je croise J-B, alors je lui pose la question : « C’est qui, au fait, ce Jérémie ? Tu le connais toi ? Il est là ?

- Ben non. Y’en a pas de Jérémie. Moi je disais ça comme ça. C’est un nom courant, Jérémie, non ? Y’en a toujours un dans une soirée…».

Je me sers un verre et reste dans la cuisine.

La soirée se prolonge.

La meuf qu’organise fait maintenant des rondes et débarque régulièrement dans la cuisine en fusillant tout le monde du regard.

A un moment, elle demande à des mecs bourrés qui ils sont et qu’est-ce qu’ils font là. Comme ils sont pétés, ils prennent ça à la rigolade. Mais elle, elle s’acharne. Alors, les autres, ils se cassent côté salon.

Et elle, elle continue son numéro et se met à en faire chier d’autres qui discutent tranquillement dans la cuisine.

Peu à peu, la pièce ce vide au profit du salon.

Et puis, elle finit par tomber sur un mec qui s’appelle vraiment Jérémie.

Et là, des petites gouttes d’eau commencent à perler sur sa tête depuis le plafond. Elle reste figé, mais les gouttes d’eau deviennent rapidement de plus en plus grosses.  Son maquillage commence à dégouliner comme si elle allait perdre son masque.

Elle, elle reste impassible, dans le silence médusé qui s’est fait autour d’elle, mais on dirait qu’elle va se mettre à crier sans y arriver, comme si quelque chose était resté bloqué à l’intérieur.

Et puis, tout à coup, y a un gros morceau de plâtre tout visqueux qui lui tombe sur la tête comme une crêpe molle.

Après une seconde de stupéfaction, elle se met à crier comme une folle.

Autour d’elle, sur le coup, personne ne bronche. Mais comme l’eau continue de couler de plus en plus fort du plafond, on finit par se décider à monter à l’étage.

Au deuxième, on reste tous bloqués par une porte qui doit être celle de la salle de bain, et qu’est fermée à clé. Quelqu’un finit pas donner un coup d’épaule pour l’ouvrir de force.

Dans la salle de bain, y a mon éditeur et la meuf défoncée du début de soirée, ensemble dans un bain moussant, elle sur lui, entrain de le chevaucher dans la baignoire qui déborde.

Tout le monde redescend en bas où l’autre est en pleine crise d’hystérie.

Si bien qu’on finit par tous récupérer nos affaires et commencer à se casser.

Je rentre chez moi sans retrouver ni J-B ni mon éditeur.

 

 

 

 

 

De bon matin, je croise ma voisine. Celle qui habite en face de chez moi avec ses deux filles qui doivent avoir cinq et sept ans je pense. Aux poubelles.

On se croise souvent, et on se dit bonjour, à force.

Donc, je lui dis « bonjour » et lui tiens le couvercle de la poubelle, qu’est tout crado. Et puis, avant qu’elle s’en aille, je rajoute – comme ça, je sais pas pourquoi :

« Tu m’inviterais pas pour boire un café, par hasard ? »

Et elle me répond :

« Ben, oui, pourquoi pas, si tu veux…

- Bon, je vais juste chercher mes cigarettes, parce qu’avec le café, je peux pas m’empêcher de fumer. Je sais que c’est pas bon pour la santé, j’arrête pas d’essayer d’arrêter, mais c’est plus fort que moi. Doit y avoir un truc, faut que je m’empoisonne. »

            Et elle me dit d’accord, et qu’en attendant elle va préparer le café. Alors, je monte chez moi chercher mes cigarettes qui sont posées sur le bureau à côté de l’ordinateur. Puis je passe dans la salle de bain pour prendre un préservatif. Et puis je redescends.

            Quand je rentre chez ma voisine, ça sent le café chaud et elle a eu le temps de se faire un truc, je sais pas trop quoi, au niveau du visage ou bien des cheveux.

Je m’allume une clope pour la fumer en buvant le café qu’elle m’a offert dans une petite tasse italienne.

Elle me dit qu’elle vient de Paris. Qu’elle est architecte. Mais qu’en fait, elle travaille plutôt dans le design. Enfin, elle travaillait. Parce qu’elle est au chômage depuis qu’elle a débarqué à Marseille. Parce qu’à Marseille, c’est plus difficile de trouver du boulot, surtout dans cette branche. Mais elle va finir par en retrouver, c’est sûr.

Et puis, elle vit toute seule avec ses deux gamines, et ça lui a fait du bien de faire un break pour pouvoir s’occuper un peu plus d’elles, comme une mère au foyer. Même si, ça lui convient pas trop, d’être une mère au foyer. Que ça va pas pouvoir durer longtemps comme ça, parce qu’elle est trop active. Qu’au bout d’un moment, elle va avoir besoin de travailler, même si elle trouve que Marseille est une ville propice au farniente. Qu’elle s’y sent bien depuis qu’elle est arrivée. Qu’elle profite à fond du climat, de pouvoir aller chercher ses filles à l’école, et après, de les emmener voir la mer. Ou de partir en balades, dans les calanques, le week-end.

Enfin, elle me dit qu’elle trouve ça chouette, le Panier. Qu’elle a eu de la chance de dégoter cet appartement, que c’est un H.L.M. – parce qu’elle est mère célibataire et au chômage. Que les H.L.M., ils sont pas comme ça, à Paris. Même si, elle, jusque-là, elle avait jamais habité dans un HL.M. Que c’est comme si, à Paris,  il y avait des H.L.M. sur la butte de Montmartre.

Ensuite elle me demande à mon tour qu’est-ce que je fais dans la vie. Je lui dis que je suis écrivain. Ca l’a fait sourire.

Elle me demande ce que j’écris. Je lui raconte que j’écris les aventures secrètes que je vis avec ma voisine. Je lui dis que je l’observe sans qu’elle le sache, que je vois tout ce qu’elle fait dans la vie, et que, du coup, je la connais sans lui avoir jamais posé une seule question : je sais ce qu’elle aime manger, quelles sont les couleurs qu’elle préfère, à cause de ses robes que je la vois enfiler tous les jours, etc.

Ca la fait sourire. Et elle est même un peu gênée, et détourne le regard un instant du mien, parce que le mien insiste, un instant, pendant que je lui raconte ça. Mais quand même, histoire d’intervenir, elle me demande, elle aussi pour plaisanter, si je vais finir par la rencontrer, cette voisine. Et je lui dis que oui, qu’un jour, je lui propose de m’inviter pour prendre un café.

Là,  elle me fait un sourire mais je sens qu’elle va quand même me rembarrer parce que ça va un peu trop vite. Et quand elle me demande ce qui va se passer ensuite, je lui dis que je sais pas, que, ce matin, quand je suis descendu pour jeter les poubelles, j’en étais là de mon histoire.

D’un coup elle me dit qu’elle a des courses à faire mais que, si ça me dit, je pourrais venir manger ce soir chez elle. Je peux pas lui dire non alors je lui dis : « Ouais OK. Et ben à ce soir, alors… » Et je m’éclipse.

De retour chez moi, je me mets devant mon ordinateur, l’allume, puis regarde le curseur qui clignote sur l’écran. Je commence à écrire. Une histoire comme quoi j’ai rencontré ma voisine, de bon matin, en allant jeter les poubelles, et puis que je lui ai sorti un speach pour qu’elle m’offre un café. Puis je me suis retrouvé chez elle et puis on a discuté un peu de nous, puis j’ai commencé à être plus engageant. Et puis, enfin, plein d’humour et d’ironie, je lui ai proposé de faire l’amour. Alors, on se retrouve dans la chambre et je commence à la toucher, à l’embrasser, à découvrir son corps en même temps que l’espace qui m’environne dans cette pièce inconnue.

Et puis, tout en décrivant cette scène de cul avec ma voisine, je commence à bander, assis devant mon ordinateur. Du coup, j’en rajoute dans les détails et finis pas aller me branler dans les chiottes en continuant l’histoire dans ma tête avec de plus en plus de mecs autour d’elle qui la caressent, qui lui foutent leur sexe un peu partout, sous les aisselles, contre les seins, dans la bouche, jusqu’à ce que ça devienne vraiment n’importe quoi et que je finisse par éjaculer dans la cuvette des chiottes.

Et puis je retourne devant mon ordinateur, et après avoir relu ce je viens d’écrire je fais « Ctrl A » et « Efface ».

J’éteins l’ordi et vais m’allonger devant la télé pour faire une sieste qui va durer tout l’après-midi.

Quand je me réveille, je me dis que dormir l’après-midi c’est pire que de ne pas dormir, même si ça fait passer ces longues heure qui s’étirent, sans substance, sans nerf, mollement, mornes comme des moments inutiles où même à la télé ils ont compris depuis des plombes qu’il n’y a rien à faire, que c’est décidément le moment de passer les pires trucs, parce que, l’après-midi à rien foutre devant la télé, ça n’existe pas, socialement, ça ne veut rien dire, ça ne sert à personne, alors, il faut du vide, du vide pour les vieux, du vide pour les femmes au foyer, du vide pour les chômeurs, les Rmistes, et autres glandeurs de toute sorte, défoncés ou pas, déprimés ou pas, malades ou pas, bref, tous ces gens qui sont de trop dans notre société comme ces heures complètement inutiles  entre le réveil et la nuit, ces heures vides comme un sommeil sans rêve.

Je me dis qu’il faudrait que je prenne une douche. Alors je prends une douche. Je me lave les cheveux, me savonne, me branle une nouvelle fois.

Et puis je sors de la douche et m’habille avant d’aller chez ma voisine.

Quand j’arrive chez elle, elle est toute pimpante et pleine d’énergie. Et puis y a ses deux gamines, aussi, qui sont toutes pimpantes, et pleines d’énergie.

On s’installe à la table qu’est déjà prête.

Les gamines, elles font la foire. Elles me grimpent sur les genoux, elles font les folles. Alors, la mère n’est pas contente. Parce qu’elle aimerait bien qu’elles aillent se coucher vite fait, et pas seulement parce que demain elles ont école.

Du coup, elle prépare dare-dare de la bouffe pour elles. Des œufs au plat, allez hop ! ça va vite, et puis ça plaît toujours. Comme ça, après, on pourra parler, entre adultes, de design, de littérature, et de je sais pas trop quoi.

Mais dans la précipitation, vlan ! les œufs au plat, ils se crèvent. Alors c’est la crise. C’est foiré, la stratégie de la mère, et les filles elles se mettent à chialer. Alors, allez hop ! « Allez faire votre toilette ! »

Pendant le répit, on se met vite fait à parler de design, de littérature, et de je sais pas trop quoi, tout en commençant à manger un truc un peu raté.

Mais ça dure pas bien longtemps parce que la crise faut pas croire qu’elle va s’arrêter comme ça, et dans la salle de bain, ça dégénère. Y a la grande qui tape sur la petite et la petite qui balance de l’eau partout, parce que, elle, elle peut pas se défendre et taper sur la grande.

Alors, la mère, elle va dans la salle de bain pour gueuler un bon coup. Mais ça marche pas.

Moi je veux pas m’en mêler, mais je viens juste pour jeter un coup d’œil au massacre. Les deux gamines sont toutes nues dans leur bain à faire les folles et à avoir l’air vraiment contentes de me montrer ce spectacle.

Ca dure un bon moment.

Puis c’est encore le boxon pour se mettre en pyjama et aller se couche. Alors je finis par dire à ma voisine : « Bon, je vais y aller parce que sinon elles vont jamais se calmer ».

Elle a l’air surprise mais elle ne répond rien. Alors je rajoute : « Vaut mieux qu’on se refasse ça une prochaine fois. » Elle a l’air de répondre oui de la tête mais ne dit toujours rien alors je lui dis : « Te déranges pas » et me dirige vers la porte pour partir. 

En sortant, je sais que je ne reviendrai jamais chez elle.

 

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